(2) Ese texto ya publicado en el catalogo de mi muestra en el Museo Nacional de Bellas Artes de Buenos Aires (2003) se encuentra también en el libro.
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Arte è mito, mito è arte
Mito é Arte, Arte é mito
Janeiro 2013
艺术是神话,神话既艺术
Mito Arte: Arte es mito, mito es arte
Myth/Art
L’art mythanalytique
Petit rappel d’actualité:
Art is Myth, Myth is Art, même création divinatoire, même pratique fabulatoire de l’humanité en quête d’elle-même. Qu’il s’agisse de la célébration des mythes fondateurs d’une société, de dieux, de l’homme, de la nature, de réalisme, abstraction, cubisme, suprématisme, constructivisme, surréalisme, nécessité intérieure ou magie numérique, qu’il s’exerce dans l’architecture, le théâtre, la musique, la littérature, la philosophie, la danse, la performance ou la peinture, l’art toujours invoque le mythe suprême de la création divine ou en décline les grands récits humains qui assurent l’incarner. Et lorsqu’il s’interroge lui-même et la société qui le célèbre, l’art sociologique devient mythanalytique.
Le mythe/art n’est pas une nouveauté. Il plonge le regard dans l’archéologie du présent autant que du futur, et j’en ai parlé dès 1979 lors d’une performance au Centre Pompidou où j’annonçais que « l’Histoire de l’art est terminée ».
(J’ai déjà publié ce texte en janvier 2013, suite à un blogue sur « Peinture et mythanalyse.)
Peinture et mythanalyse:Ève rencontrant Pandore et comparant la pomme et la boite
Ève rencontrant Pandore et comparant la pomme et la boite, acrylique sur toile, 102 x 102 cm, 2014
Dans cette série de peintures abordant les thèmes de la mythanalyse, la liberté est donnée à l’artiste de réécrire les mythes, de les comparer, d’en créer de nouveaux. Dans cette rencontre des deux mythes fondateurs de la femme en Occident, le biblique et le grec, l’enjeu est de reconnaître ce que l’humanité doit à la transgression de la première femme, qui a donné à l’homme la conscience du bien et du mal que Zeus et Dieu lui refusaient. Une comparaison plus approfondie des deux récits met en lumière l’interdit biblique et l’avertissement dont s’est contenté Zeus. Tandis que le Bible condamne sans recours, Homère laisse à Pandore la possibilité de sauver l’espérance. Ce sont deux perspectives divergentes. Les deux mythes expliquent l’origine de la souffrance et des maux qui vont frapper l’humanité, mais le grec est moins négatif et doloriste, puisque l’espoir demeure.
Cette peinture-ci est d’un style que je dirai féminin (stéréotype), tandis que la suivante (dans mon prochain blog), évoque la puissance et la virilité titanesque (stéréotype masculin). On pourrait aussi parler d’une tessiture dramatique de la voix qui passe du soprano au baryton.







