Liberdade, Consolação: Cartaz urbano imaginário contrastando os nomes de dois bairos de São Paulo durante a ditadura militar ( Eu fui um convidado especial da Bienal de São Paulo de 1981 dirigida por Walter Zanini).
Auteur/autrice : arnaudfischer
Liberdade, realidade
Liberdade – Realidade : Cartaz urbano imaginário contrastando os nomes de dois bairos de São Paulo durante a ditadura militar ( Eu fui um convidado especial da Bienal de São Paulo de 1981 dirigida por Walter Zanini). O video do cartaz foi gravado e divulgado no mesmo dia pela televisão brasileira.
Liberdade, Realidade. Poster gigante de imaginaria urbana oponiendo los nombres de dos barrios de San Paolo, en la época de la dictadura militar (fuì invitado especial para la Bienal de San Paolo dirigida en 1981 por Walter Zanini). La grabación de video en tiempo real del encolado de los paneles de papel del afiche fuè transmitida el mismo día por la televisión brasileña.
Liberdade, Realidade. Signalisation urbaine imaginaire, opposant les noms de deux quartiers de Sao Paolo, alors que le Brésil était sous dictature militaire (Invitation spéciale de la Biennale de Sao Paolo de 1981). Captation vidéo de l’affichage du panneau par lés de papier, retransmise le jour même par la télévision brésilienne.
Freedom, Reality. Urban imaginary giant poster opposing the names of two neighbourhoods of Sao Paolo at the time when Brazil was under military dictatorship (l was a special guest of the 1981 Sao Paolo Biennale). The real time video recording of the paper panels sticking has been broadcast the same day by the Brazilian television.
Freiheit, Wirklichkeit. Imaginäres Straßenschild mit Stadtviertels Namen von Sao Paolo zurzeit der Militärdiktatur (1981 wurde ich als Ehrengast zur Sao Paolo Biennal bei ihrem Direktor Walter Zanini eingeladen). Die Videoaufnahme in Echtzeit vom Papierstreifenkleben des riesigen Plakates wurde denselben Tag beim Brasilianers Fernsehen übertragen.
《自由,现实》,假想的城市信号装置,把圣保罗两个区的名字进行对比,(1981年圣保罗双年展特邀)
Universo financiero
Univers financier. La planète est devenue financière. L’économie règne en maître, sans crainte de détruire la vieille nature. Elle est devenue notre nouvel écosystème.
金钱世界,布面丙烯,92x122cm,2009
地球变成了金钱的。经济以主宰的身份统治着,不畏惧摧毁古老的自然。它变成了我们的新生态系统。
Financial universe. The planet has gone financial. The economy rules our lives without fear of destroying the old nature. The economy has become our new ecosystem.
Finanzwelt. Die Erde ist finanziell geworden. Die Wirtschaft beherrscht unsere Leben, ohne Furcht die alte Natur zu zerstören. Das Finanzwesen ist unser neues Echosystem geworden.
Le progrès humain est moins rapide que le progrès technologique
L’éthique planétaire
Les grands vieux tableaux des églises
Lorsque je jette un coup d’œil sur ces grands tableaux qui ornent les vieilles églises, dans les chapelles latérales au-dessus des autels, au-dessous des vitraux, entre les colonnes, dans la sacristie, je revois cette époque où les artistes vivaient principalement des commandes des évêques. Ils avaient beaucoup de métier; ils étaient payés pour réaliser d’immenses formats et ils devaient avoir déjà fait preuve de grands talents d’artisan peintre dans les ateliers de maîtres reconnus. Mais les commandes étaient toutes religieuses et soumises à des modèles obligatoires. Tous ces immenses tableaux sont aujourd’hui plongés dans l’obscurité des bitumes, des clair-obscurs et envahis de gammes brunes, comme par un champignon terni, et assombris par l’âge.
Mais lors même de leur création, ils ne devaient certainement pas être colorés joyeusement. Les scènes convenues sont larmoyantes; elles évoquent les saints martyrs, les drames doloristes du christianisme. La peine, le chagrin, le péché, la pénitence, la souffrance étaient omniprésents pour appeler à la piété des fidèles et faire ressortir la gloire de Dieu, du Christ et de la Vierge. Même les auréoles sont ternies.De toute façon, nous ne les regardons même plus, ces tableaux qui ont exigé des heures innombrables de travail et des talents accomplis. Nous ne prenons aucune peine pour déchiffrer ces grands rectangles bruns foncés, qui évoquent de vieilles peaux de gibier défraîchies et asséchées par le temps, qui ont perdu toute couleur et toute forme, à moins qu’ils ne soient signalés avec insistance dans les guides touristiques. Et tous ces maîtres qui s’étaient dévoués à la réalisation de leurs chefs-d’oeuvre sont devenus anonymes. Leurs noms se sont effacés avec la brunure des temps, comme leurs tableaux. Moi-même, je regarde davantage la texture des pierres et leur appareillage, ou la courbure des voûtes que ces tableaux obscurs.J’évite même d’y plonger le regard, toujours déçu, toujours déprimant à l’idée de tant de travail et d’habileté consommés pour ce qui n’est aujourd’hui plus qu’une trace salie de l’âge.Je remercie Dieu de n’avoir pas été peintre à cette époque…
L’ART EN L’AIR
Quand l’art décolle du papier, de la toile, des cimaises du musée, de son site web, et prend de la hauteur dans un « décollage » que ne désavouerait pas Jacques Villéglé (qu’hommage lui soit rendu!), nous célébrons l’art soudain mobile, embarqué sur nos téléphones, nos tablettes, nos lunettes et nos montres connectés. Sans perdre de vue leurs fondements, les cimaises, à leur tour, décollent de leurs fondations pour les aventures d’une exposition en l’air flottant sur l’internet, parcourant les réseaux sociaux, de modem en router, survolant terres et océans. Elle rebondit sur les satellites, dans les nuages numériques et atterrit sur les écrans d’ un public planétaire, qui découvre LE MUSÉE EN L’AIR. « Le musée ne peut pas tout faire », sourit Bernard Blistène, sans s’offusquer de voir l’art et le musée s’envoyer en l’air. Car mieux qu’une nuée de drones, le musée voyage légèrement pour livrer à domicile l’oeuvre questionnante, capter les réactions de son public et les afficher sur le pigeonnier. Musée tapis volant? Miroir d’un va-et-vient incessant d’œuvres et d’idées.
Ce songe d’un musée futur m’emportait récemment sur l’avion qui avait décollé de Budapest pour Paris, jusqu’au Centre Pompidou. L’usine à savoir commença à vibrer comme une plaque tournante. Le musée se métamorphosa en aéroport futuriste et souffla dans ses tubulures l’air chaud et froid des courants lointains en convection planétaire.








